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Marie-Hélène Sigart
Le totem du vent
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Le Taureau et le Totem du Vent

On raconte qu’autrefois, lorsque la terre parlait encore aux hommes, un taureau naquit des pierres elles-mêmes. Son corps fût assemblé de galets polis par les rivières et de roches levées vers le ciel, comme un instrument posé entre deux mondes.
Le Taureau, dont les pierres sont installées comme une brochette minérale, composent une silhouette à la fois animale et instrumentale, presque musicale.
A ses côtés, le dessin se déploie en volumes et figures totémiques imaginaires, entrant en résonance comme les fragments d’un même langage ancien. La sculpture est l’origine, la source minérale et le dessin en sont les rêves. Avec le temps, l'esprit du Taureau s’est détaché de la pierre. A cet instant, le Tandem pris vie, la pierre joua pour la Terre et la couleur pour les yeux. Il a pris la forme de signes, de masques et d’oiseaux inconnus. 

Les couleurs sont venues habiter ces nouvelles silhouettes, comme si le vent avait appris à dessiner.
Entre eux... le chant invisible.
Cette rencontre propose au passant une traversée... du poids de la terre vers la légèreté des formes, du silence des pierres vers la musique des couleurs et s'il patiente un peu dans leur sphère, il peut entendre des battements, des chants lointains ou un simple silence habité; il devient alors le troisième élément de cet art sans époque. Son pas ne modifie pas la note, il l'emporte plus loin, plus haut, comme un écho... il est le musicien mais il ignore qu'il joue.
Et pourtant, tout simplement...
• Une sculpture en pierre
• Un dessin-totem
• Un passant
et la vibration s'intensifie pour accorder le monde.

Chasseuse d’instants fragiles, je cueille l’invisible au bord du réel.
L’image devient territoire, matière à rêver, langage sensible.
Longtemps, la nature fut mon point d’ancrage — le végétal, l’infime, la pulsation du vivant saisi en macrophotographie. Puis le regard a glissé vers d’autres mondes, où le photo-graphisme ouvre des portes fantastiques, oniriques et virtuelles. Les formes s’y croisent et s’effleurent : lignes courbes ou tranchées, verticales silencieuses, horizontales apaisées.
La couleur y naît comme une résolution, un souffle final.
Aujourd’hui, l’eau prolonge l’image. L’aquarelle et le dessin deviennent gestes libres, abstraction lyrique et rêveuse, traversée d’inspirations aborigènes et neurographiques. Les techniques se mêlent, comme les souvenirs et les visions.
Mon travail invite à un voyage intérieur, hors du temps et de l’espace, là où chacun peut projeter sa propre mythologie.

Depuis 2013, j'expose en individuel et sur des Parcours d'artistes, dans des expositions collectives
en Belgique mais aussi à Paris, New-York, Genève et Berlin.

www.art-photography.be
info@art-photography.be
www.instagram.com/mariehelenesigar
www.facebook.com/mariehelene.sigart
www.facebook.com/Mhartphotography

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En tandem avec :

"The Bull" (2002)

de Tapfuma Gutsa

Tapfuma Gutsa

 

Né en 1956, Tapfuma Gutsa est un sculpteur sur pierre zimbabwéen. Originaire d'Harare, Gutsa a étudié la sculpture avec Cornelius Manguma à la Driefontein Mission School, devenant par la suite le premier Zimbabwéen à recevoir une bourse du British Council. Ses sculptures puisent leur inspiration dans les traditions culturelles shona ainsi que dans des influences occidentales, notamment celles de Pablo Picasso. La bourse lui a permis d'étudier à Londres de 1982 à 1985, où il a obtenu un diplôme de sculpture de la City and Guilds of London Art School. Gutsa se distingue des autres sculpteurs par la diversité des matériaux qu'il utilise dans ses œuvres ; ses sculptures intègrent du métal , du papier , du bois et d'autres matériaux divers. Sa sculpture primée à l'exposition Nedlaw de 1987 représentait un oiseau en bois enveloppé d'herbes fumantes. En 2007, Gutsa était l'un des onze artistes internationaux mandatés par le Victoria and Albert Museum de Londres pour réaliser une œuvre pour une exposition intitulée « Vérités dérangeantes : l'ombre de la traite des esclaves sur l'art contemporain ».

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