Gérard Béthume
Podium

1 trait brabançon - cheval 2 traits - 3 colliers
Un cadre, tel un triptyque, devient support de trois colliers. Ils sont disposés tels un attelage où le cheval meneur est au centre et conduit le groupe ; au bas de l’ensemble, une structure telle un podium de jeux olympiques, en attente de médaillés.
Ces deux structures qui n’en font qu’une renvoient à l’histoire et à l’actualité ; d’une part, ces murs ont vu jusque dans les années ‘60, Monsieur Debilde (exploitant des lieux) faire un élevage de cheval de trait belge dit aussi le « trait brabançon », cheval qui jusqu’en 1950, était utilisé pour les travaux de culture ; d’autre part, le cheval de trait est encore, aujourd’hui, l’objet de concours internationaux où se présentent différentes races de cheval de trait, le trait belge ou brabançon, l’ardennais, le boulonnais, le percheron, le normand, le poitevin, le comtois.
Dans chaque collier (goreau en wallon) est inséré un treillis et une pièce blason-logo en métal inox (argent), laiton (or) et acier (bronze), ces insertions symbolisent les présences sur les marches de podium.


À travers cette mise-en-scène, il nous est donné à réfléchir sur la quotidienneté dans le passé et la performance dans l’actualité. De ce rapport face à nos scènes de la vie quotidienne, une inquiétante étrangeté est imposée par la théâtralité de l’ensemble. Si dans un premier temps, on suppose reconnaître des gestes superficiels et comportements d'une banalité évidente face aux médailles, une observation attentive permet aussi de découvrir un autre rapport à l’histoire de l’art, celui du calvaire.
Ce triptyque s'impose à nous tel un théâtre de la vie et l'instant figé sur ce podium ouvre à de multiples interprétations paradoxales.
En tandems avec :
"Le passe-muraille "
de Hugo Leon Morales

Hugo Léon Morales
Né au chili en 1955, sculpteur et dessinateur, il s’installe à Bruxelles en 1983. en Belgique, il poursuit ses études d’arts visuels et de sculpture à la Cambre à Mons. Hugo morales sculpte les matériaux les plus divers. il participe à de nombreuses expositions individuelles dans des galeries et lieux publics belges, parisiens et néerlandais. À côté de la réflexion sur notre société, l’art est aussi pour lui ludique.