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La sculpture et l'art Shona
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Le Zimbabwe se trouve au Sud-Est du continent africain. Ce pays est limitrophe de la Zambie, du Mozambique, de la République d’Afrique du Sud et du Botswana.
Initialement appelé Rhodésie, le Zimbabwe est resté depuis 1895 sous l’influence britannique et est devenu indépendant début 1980. Son économie repose sur la culture du tabac et du coton, l’élevage bovin et l’exploitation des sources minières
variées (Or, amiante, fer, cuivre, charbon)

Première génération de sculpteurs

La première génération de sculpteurs s’inspirait essentiellement de la culture, des croyances et de la tradition. On parle alors d’art Shona en référence à la population la plus importante du Zimbabwe. Comme artistes de cette première génération, on peut citer John et Bernard Takawira, Henri Munyaradzi, Bernard Matemera et Bringhton Sango. Ces artistes étaient devenus les locomotives d’un mouvement que le magazine américain Newsweek qualifia en 1987 de « Peut-être le plus important mouvement artistique ayant surgi en Afrique au 20ème siècle ».
Cette réussite est le fruit de l’étonnante rencontre de plusieurs facteurs, l’un des premiers éléments de cette histoire est Frank Mac EWEN. D’origine Anglaise, cet ami de Moore, Picasso et Matisse était également grand amateur « d’art nègre ». Il s’installa dans les années 1950 à Salisbury (aujourd’hui Harare) où il fonda et dirigea pendant 15 ans le musée d’art moderne. C’est là qu’il incita les jeunes africains à sculpter librement, sans entrave et sans modèle.

Le deuxième facteur est la deuxième adaptation de ces jeunes zimbabwéens à une forme d’expression qui ne faisait pourtant pas partie de l’univers créatif de leur société. Sans rien emprunter à une quelconque technique traditionnelle, mais en s’inspirant de la tradition, ces jeunes artistes vont développer un mode d’expression
entièrement original, et faire naitre une des composantes fondamentales de l’art africain contemporain. Le dernier élément repose sur une pierre, la Serpentine, dont le Zimbabwe possède des réserves uniques au monde. Cette pierre très dure est restée ignorée pendant des siècles, probablement faute d’outils adaptés pour la
travailler. Elle va pourtant devenir, en quelques années, le symbole d’une ouverture artistique majeure, et sans doute fondamentale pour le continent africain.
Vient alors la deuxième génération d’artistes. Avec elle, on se détache de l’idée d’un art traditionnel pour évoluer vers une conception plus individuelle, allant vers l’abstrait et des sujets de la vie quotidienne. Les artistes désirent alors s’exprimer par un langage qui est universel et non plus traditionnel.

Ce n’est pas un art africain comme nous le connaissons en Europe. Les sculptures ne sont pas primitives mais elles sont créées par rapport aux valeurs symboliques, la foi, les valeurs sociales et spirituelles. Les sculpteurs travaillent de façon intuitives. Ils ne font pas d’esquisse de ce qu’ils veulent réaliser. Les artistes ont une connaissance technique impressionnante des différents sortes de pierres. La pierre est donc travaillée directement. Pour ce travail, on utilise des marteaux, des râpes, des ciseaux et du papier de verre. La finition de la pierre est extrêmement remarquable. Pour réaliser cette finition, la pierre matte et uniforme au départ est complètement métamorphosée; la statue est réchauffée dans un feu ouvert, ensuite le sculpteur la recouvre de plusieurs couches de cire naturelle, ainsi la vraie
couleur de la pierre apparaît dans toute sa splendeur.

L'art Shona

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Proportionnellement parlant, le Zimbabwe est le pays qui compte le plus grand nombre d’artiste dans le continent africain. La tribu Shona du Zimbabwe possède une tradition de sculpture, transmise de père en fils depuis des siècles. La caractéristique de l’art du zimbabwe. L’artiste choisit d’abord le type de pierre, fréquemment de la Serpentine,
disponible en grande quantité. Avant de la travailler, il doit établir une relation avec la pierre. Dans la plupart des cas, l’artiste travaille sur trois ou quatre sculptures et celà sans s’aider de croquis ou d’étude préliminaires.
Dans son processus de création, il se laisse inspirer par les esprits ancestraux, ce qui conduit régulièrement à des résultats splendides et surprenants. Les occidentaux visitant le Zimbabwe sont habituellement surpris et frappés par le niveau artistique que les Zimbabwéens considèrent comme normal. La deuxième période de l’art Zimbabwe, qu’il convient de reconnaitre comme art contemporain du zimbabwe s’étend de 1980 à nos jours. C’est la branche artistique qui aura le plus obtenu de reconnaissance internationale, non pas comme un grand art africain mais comme du grand art au sens large. Il s’agit d’un art moderne qui marie des influences africaines avec des techniques artistiques européennes.

Les sculpteurs Shona


HISTORIQUE DE LA SCULPTURE AU ZIMBABWE


Placé sur des gisements entiers de serpentine, le Zimbabwe est connu pour ses sculpteurs depuis seulement les années 50. En effet, malgré des vestiges de sculptures très anciennes (les oiseaux du Zimbabwe, au nombre de six, datés entre 1250 avant J.C et 1500 après), on ne reparle de sculpture que bien plus tard et ce, grâce au soutien de plusieurs personnes. Father John Groeber, un prêtre suisse, arrive en Afrique en 1939. En 1948, il est missionnaire au Zimbabwe. Afin de décorer sa chapelle, il demande à des africains de tailler des ornementations religieuses. Il s’aperçoit très vite de la vision très personnelle et artistique qu’ont les personnes qu’il a employées. Il met donc à leur disposition de la pierre et les laisse s’exprimer librement.

En 1957, Un anglais Frank Mc Ewen, alors directeur de la Galerie Nationale d’HARARE, ouvre l’Atelier.Il y encourage les sculpteurs en leur donnant des outils et de la pierre et en exposant leurs pièces dans lagalerie mais aussi, à l’étranger.En 1963, un sud-africain, Tom BLOMEFIELD alors propriétaire de champs de tabac, reconvertit sestravailleurs dans la sculpture, ses exportations de tabac étant stoppées par les sanctions internationalescontre la Rhodesie.TENGENENGE était né, et beaucoup d’artistes connus de la première et seconde génération en sont issus.Bref, toutes ces initiatives ont » porté » les sculpteurs du Zimbabwe et ont permis que, d’expositionsinternationales en expositions internationales, les artistes aient la reconnaissance à laquelle leur talent adroit.

Les Maîtres Sculpteurs Shona – Zimbabwe


Le mouvement de sculpture Shona, né au Zimbabwe dans les années 1950, est l’un des plus importants courants artistiques contemporains d’Afrique. Ces artistes travaillent principalement la pierre locale (comme la serpentine ou la springstone) pour créer des
œuvres empreintes de spiritualité, de mythologie, de lien avec la nature et les ancêtres. Le pionnier de ce mouvement est JORAM Mariga, considéré comme le « père de la sculpture Shona moderne ». Il a ouvert la voie à plusieurs générations de sculpteurs. Parmi les maîtres les plus célèbres, on retrouve :
Nicholas Mukomberanwa, connu pour ses œuvres épurées aux thèmes philosophiques et spirituels.
Henry Munyaradzi, célèbre pour son style minimaliste, symbolique et introspectif.
Bernard Matemera, cofondateur de la communauté artistique de Tengenenge, dont les sculptures puissantes mêlent formes humaines et animales.
Sylvester Mubayi, reconnu pour ses figures fluides inspirées du monde des esprits et de la tradition orale.
Tapfuma Gutsa, sculpteur contemporain qui fusionne la pierre avec d'autres matériaux et explore des thèmes modernes comme l’écologie et l’identité.
Des lieux comme la Tengenenge Sculpture Community et le Chapungu Sculpture Park ont joué un rôle central dans la diffusion de cette école, offrant aux artistes un espace de création et de visibilité internationale. Aujourd’hui, les œuvres des sculpteurs Shona sont exposées dans les plus grands musées du monde et continuent d’influencer l’art contemporain africain.
#sculpture #shonaculture #Zimbabwe

Sculpteurs contemporains du Zimbabwe


Entretien de Virginie Andriamirado avec Olivier Sultan
Publié le 31 janvier 1999 Africultures | Entretien


Contrairement au cliché qui veut que tout ce qui vient d'Afrique soit ancestral, la sculpture zimbabwéenne, très cotée en occident et particulièrement dans les pays anglo-saxons, est née il y a 40 ans à l'initiative du britannique Frank McEven. Alors directeur de la National Gallery of Salisbury (actuelle Harare), il encourage, dès la fin des années cinquante, en plein régime de l'Apartheid, les artistes noirs à travailler la pierre et à valoriser leur culture shona. De grands sculpteurs se sont ainsi imposés au niveau international tels que Nicolas Mukomberanwa, Henry Munyaradzi et John Takawira. La sculpture contemporaine du Zimbabwe abusivement appelée "sculpture shona", a tendance cependant à être enfermée dans un cliché d'art communautaire. Olivier Sultan, un Français installé au Zimbabwe depuis 10 ans, dirige à Harare et à Paris l'espace Pierre Gallery, dont le travail consiste à mettre en avant l'individualité des artistes africains contemporains, notamment celle des sculpteurs du Zimbabwe.


Pourquoi cette non reconnaissance de l'individualité des artistes ?


Les gens ont tendance à penser que tout ce qui vient d'Afrique est anonyme. De nombreux espaces d'exposition ont mélangé à tort artisanat et art, ce qui n'a pas favorisé l'individualisation de l'artiste. Le respect des artistes en tant que tels passe par la reconnaissance de leur individualité. Arrêtons de raconter des histoires sur les prétendus aspects traditionnels ou mythologiques de leur travail quand eux-mêmes n'y attachent pas plus d'importance que cela. Ils se nourrissent certes de leur culture, mais au-delà de ça, ils voyagent, exposent à l'étranger et en ont assez d'avoir une étiquette ethnique avant même que leur nom soit cité.


Pourquoi l'art africain contemporain a-t-il tant de mal à s'imposer, particulièrement en France ?


Il y a plusieurs facteurs. Concernant la France, les clichés de l'Afrique francophone ont tendance à limiter l'art africain à la tradition des masques et des statuettes en bois. De plus, le préjugé - post colonialiste - d'une Afrique où tout est bon marché, fait qu'on a tendance à penser qu'une oeuvre issue de ce continent a peu de valeur. Et surtout, il y a un vide conceptuel autour de l'art contemporain africain. Il faut répertorier les oeuvres, faire des biographies, exprimer la pensée de l'artiste. Cela donne de la crédibilité à son travail et contribue à vaincre les réticences des galeries et musées occidentaux. C'est dans ce sens que nous travaillons.


Quelle est la condition des artistes au Zimbabwe ?


Elle est assez atypique concernant les sculpteurs les plus connus. Ils sont une vingtaine à bien vivre de leur travail et certains sont parmi les plus riches du pays. Il y a beaucoup de galeries et de collectionneurs sur place et certaines oeuvres se vendent à des prix élevés. Cependant, pour l'homme de la rue, la reconnaissance de l'artiste passe plus par l'évaluation de ses richesses matérielles que par la considération de son travail.


Comment travaillent ces artistes ?


Tous travaillent sur la serpentine, pierre dure que l'on trouve en grande quantité dans le pays. Chaque artiste a sa texture qui est un peu sa signature. Certains conservent la pierre brute, d'autres passent une couche de cire, enlèvent l'écorce ou encore laissent des traces d'outils comme Colleen Madamombe ou Anderson Mukomberanwa. Le fait de se démarquer par la texture fait partie de la recherche et de l'évolution des artistes. Il y a toujours chez eux la fierté d'appartenir à une culture. Mais ils se sont peu à peu détachés d'un contenu figuratif, plaqué sur une illustration de la tradition, pour se concentrer sur une problématique de recherche épurée. 

 

La légende veut que ces artistes soient issus du village de sculpteurs de Tengenenge. Est-ce encore vrai ?


Historiquement, le village a son importance car beaucoup d'artistes y ont débuté et ont pu continuer à y travailler pendant la guerre. Mais ce site très touristique ne produit plus qu'un "artisanat d'aéroport". Tous les grands qui sont passés à Tengenenge en sont partis.

 

Y a t-il des femmes parmi les sculpteurs ?


Les femmes se sont mises à la sculpture ; non sans mal car la société est encore machiste et il est mal vu pour une femme d'être artiste. Certaines, mariées à des artistes, subissent la jalousie de leurs époux parfois moins talentueux. Les plus connues, Colleen Madamombe et Agnès Nyanhongo, rivalisent avec les plus grands. Chacune à sa manière dénonce la condition de la femme.
Sont-elles plus engagées que les hommes ? On pourrait en effet reprocher aux sculpteurs sur pierre de ne pas traiter de front les thèmes politiques et sociaux. Zephania Tshuma, d'origine dembele, est l'un des rares à le faire, mais lui sculpte le bois.

La relève est-elle assurée ? 


De jeunes artistes, tels Zacharia Njobo, Lameck Bonjisi et Anderson Mukomberanwa ont émergé et se sont imposés. Mais l'art du Zimbabwe n'est pas seulement limité à la sculpture sur pierre. De nombreux artistes travaillent sur d'autres matériaux et leurs oeuvres, peu représentées, mériteraient d'être reconnues.


Pierre Gallery
105, rue Mademoiselle
75015 PARIS
Tél. : 01.56.58.24.37///Article N° : 683

La sculpture Shona


• Nicolas Coursault
• 26 oct. 2020

"..le bon art peut (et peut-être doit) être une affaire locale - le produit d'un lieu et d'une culture particuliers". 

Roy Guthrie, Sunday Telegraph, 1991.


Lors de mon voyage en Afrique australe, conté dans mon premier roman « Gaborone », j’ai découvert par hasard un art connu de seuls quelques initiés. Nous sommes en 1996 et le Zimbabwe s’ouvre à peine au monde extérieur. Sur un marché de Bulawayo, en quête d’un souvenir insolite, je rencontre des sculpteurs locaux et leurs œuvres aux formes si caractéristiques. Je suis immédiatement frappé par leur beauté, la pureté des lignes. Un art moderne à l’ancrage traditionnel qui séduit au premier regard. La pierre froide devient vivante après être passée entre les mains et les outils de ces artistes locaux. L’une d’elles orne toujours mon bureau aujourd’hui. Le shona est la langue principale du Zimbabwe et va donner le nom à ce mouvement artistique : la sculpture Shona. 
La sculpture africaine moderne n'est pas "traditionnelle", bien qu'une grande partie de ses sujets aient des racines traditionnelles.

À l'époque précoloniale, les habitants locaux étaient déjà prédisposés sur le plan artistique, façonnant des œuvres à partir de divers matériaux naturels tels que les fibres, le bois, l'argile et la pierre à des fins fonctionnelles, esthétiques et rituelles. De nombreux objets en pierre, tels que l'oiseau du Grand Zimbabwe de la fin de l'âge du fer, en témoignent. Avant l'ouverture en 1957 de la Rhodes National Gallery de Salisbury, son premier directeur, Frank McEwen, a rencontré Thomas Mukarobgwa, un jeune natif imprégné de connaissances et de spiritualité rurales, et lui a offert la possibilité de poursuivre une carrière artistique. Mukarobgwa est devenu "le mentor parfait pour guider le directeur de la nouvelle galerie dans les voies et les mœurs du peuple africain".

C'est une présentation de l'artiste local Joram Mariga et de ses premières sculptures en pierre tendre qui a incité McEwen à encourager les premiers sculpteurs sur pierre de savon à créer des œuvres reflétant leur culture. L'école-atelier créée par la galerie a rapidement attiré d'autres artistes, dont beaucoup avaient déjà été exposés à une certaine forme de formation artistique des premières écoles de
mission et étaient des praticiens de l'art bien établis. Parmi eux figuraient Joseph Ndandarika, John Takawira et Kingsley Sambo. Le mouvement artistique naissant a été relativement lent à se développer, mais il a reçu une impulsion massive en 1966 de Tom Blomefield, un cultivateur de tabac blanc né en Afrique du Sud dont la ferme de Tengenenge près de Guruve possédait de vastes dépôts de pierre
serpentine se prêtant à la sculpture. Sculpteur de pierre lui-même, Blomefield voulait diversifier l'utilisation de ses terres et y accueillir de nouveaux sculpteurs pour former une communauté d'artistes en activité. Cela s'explique en partie par le fait qu'à l'époque, des sanctions internationales étaient prises contre le gouvernement blanc de Rhodésie, alors dirigé par Ian Smith, qui avait déclaré la Déclaration
unilatérale d'indépendance en 1965, et que le tabac n'était plus en mesure de générer des revenus suffisants. À juste titre, Tengenenge signifie "Le début du commencement" - dans ce cas d'une nouvelle entreprise importante.


La première génération de sculpteurs du XXe siècle.


De plus amples détails sur la création de la "première génération" de nouveaux sculpteurs Shona sont donnés dans les biographies individuelles de ses principaux membres : Bernard Matemera, Sylvester Mubayi, Henry Mukarobgwa, Thomas Mukarobgwa, Henry Munyaradzi, Joram Mariga, Joseph Ndandarika, Bernard Takawira et son frère John. Ce groupe comprend également la famille
Mukomberanwa (Nicholas Mukomberanwa et ses protégés Anderson Mukomberanwa, Lawrence Mukomberanwa, Taguma Mukomberanwa, Netsai Mukomberanwa, Ennica Mukomberanwa et Nesbert Mukomberanwa). Tous ces artistes ont créé des œuvres qui ont été exposées dans le monde entier et plusieurs d'entre elles figurent désormais dans le legs de McEwen au British Museum.
Au cours de ses premières années de croissance, le mouvement naissant de la sculpture Shona a été décrit comme une renaissance de l'art, un phénomène artistique et un miracle. Les critiques et les collectionneurs ne pouvaient pas comprendre comment un genre artistique s'était développé avec autant de vigueur, de spontanéité et d'originalité dans une région d'Afrique qui ne possédait aucun des grands patrimoines sculpturaux de l'Afrique de l'Ouest et qui avait été décrite auparavant en termes d'arts visuels comme étant
stérile sur le plan artistique. Joram MaJoram Mariga, "père de la sculpture sur pierre" au Zimbabwe. Quinze années de sanctions contre la Rhodésie ont limité l'exposition internationale de la sculpture. Néanmoins, grâce principalement aux efforts de Frank McEwen, l'œuvre a été présentée dans plusieurs expositions internationales, dont certaines sont énumérées ci-dessous. Cette période précédant
l'indépendance a été marquée par le perfectionnement des compétences techniques, l'approfondissement de la puissance expressive, l'utilisation de pierres plus dures et de types différents et la création de nombreuses œuvres remarquables. Le "mouvement de sculpture Shona" était bien lancé et comptait de nombreux mécènes et défenseurs.


- 1963 New Art from Rhodesia, Commonwealth Arts Festival, Royal Festival Hall, London
- 1968-9 New African Art: The Central African Workshop School, MOMA, New York (Toured in USA)
- 1969 Contemporary African Arts, Camden Arts Centre, London.
- 1970 Sculptures Contemporaine de Vukutu, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
- 1971 Sculpture Contemporaine des Shonas d’Afrique, Musée Rodin, Paris
- 1971 Gallery 101, Johannesburg
- 1971 Artists Gallery, Cape Town
- 1972 Shona sculptures of Rhodesia, ICA Gallery, London
- 1972 Galerie Helliggyst, Copenhagen
- 1972 MOMA, New York
- 1979 Kunst Aus Africa, Berlin. Staatlichen Kunstalle went to Bremen and Stockholm
- 1979 Feingarten Gallery, Los Angeles


Après l’indépendance Depuis l'indépendance en 1980, la sculpture a continué à être exposée dans les galeries d’art du monde entier et les artistes contemporains tels que Dominic Benhura et Tapfuma Gutsa, ainsi que la forme d'art elle-même, ont été très appréciés.
Le soutien et l'encouragement sont venus de toutes parts : Les sponsors de diverses communautés de sculpteurs, dont celles de Tengenenge et Chapungu ont été les plus influents. D'autres communautés se sont développées après l'indépendance, par exemple le Centre des arts de Chitungwiza, une initiative impliquant le Programme des Nations Unies pour le développement et le ministère de l'éducation et de la culture du Zimbabwe, qui a fourni le terrain. Des sponsors commerciaux au Zimbabwe, notamment AVAC Arts, la Baringa Corporation, la Nedlaw Investment and Trust Corporation, Zimre Holdings Limited, BAT (qui finance en partie l'école-atelier de
la Galerie nationale) et Mobil (qui soutient l'exposition annuelle "Zimbabwe Heritage" à la Galerie). Le gouvernement zimbabwéen, notamment par son soutien à la National Gallery, qui dispose désormais de centres régionaux à Bulawayo et Mutare.
Les mécènes qui achètent des œuvres ou rédigent des avant-propos pour les catalogues d'expositions internationales. Parmi les personnalités connues dans cette catégorie, on peut citer Richard Attenborough, Richard E. Grant et Joshua Nkomo.
Parmi les nouveaux contributeurs au secteur, on peut citer la création par AVAC Arts d'un portail web destiné à promouvoir le commerce international de l'art en ligne par l'intermédiaire de son site web. Ce projet a été l'un des premiers à utiliser le commerce électronique et à promouvoir l'adaptation des nouvelles technologies en vue du développement communautaire au Zimbabwe. Un groupe de marchands spécialisés qui exposent les œuvres dans leurs galeries du monde entier et communiquent leur propre enthousiasme pour cette forme d'art aux visiteurs qui, en regardant, achetant et appréciant les objets, répandent cet enthousiasme.
Roy Guthrie a cité un article paru en 1991 dans le Sunday Telegraph dans son introduction à une exposition en Afrique du Sud pour rappeler aux amateurs d'art que : "Il existe aujourd'hui une hypothèse largement répandue selon laquelle l'art doit nécessairement être international.... Mais à l'encontre de cette tendance, on trouve des poches de résistance isolées, qui suggèrent que le bon art peut (et peut-être doit) être une affaire locale - le produit d'un lieu et d'une culture particuliers. Et l'une des plus remarquables dans le monde contemporain est l'école de sculpteurs qui a fleuri au sein de la tribu Shona du Zimbabwe au cours des 30 dernières années... placées à côté de l'objet lugubre tant aimé de la bureaucratie artistique internationale - comme elles l'étaient à la Biennale de 1990 - ces sculptures africaines brillent dans un monde de désolation".
Malgré la demande mondiale croissante pour ces sculptures, il n'y a pas encore eu de commercialisation de ce que McEwen craignait comme étant de l'"art aéroportuaire". Les artistes les plus dévoués font preuve d'un haut degré d'intégrité, ne copiant jamais et travaillant toujours entièrement à la main, avec spontanéité et confiance en leurs compétences, sans être limités par des idées imposées de l'extérieur sur ce que leur "art" devrait être. Aujourd'hui, plus de cinquante ans après les premiers pas timides vers une nouvelle tradition sculpturale, de nombreux artistes zimbabwéens vivent de la sculpture à plein temps et les meilleurs d'entre eux peuvent se comparer aux sculpteurs contemporains de n'importe quel autre pays. Les sculptures qu'ils réalisent parlent des expériences humaines fondamentales - des expériences telles que le chagrin, l'exaltation, l'humour, l'anxiété et la recherche spirituelle - et ont toujours réussi à les communiquer d'une manière profondément simple et directe, à la fois rare et extrêmement rafraîchissante.
L'artiste "travaille" avec sa pierre, et l'on croit que "rien de ce qui existe naturellement n'est inanimé" - il a un esprit et une vie qui lui sont propres. On est toujours conscient de la contribution de la pierre dans la sculpture finie et il est en effet heureux qu'au Zimbabwe, une magnifique gamme de pierres soit disponible parmi lesquelles choisir : la Springstone noire dure, la serpentine et les pierres à savon
richement colorées, le calcaire gris ferme et la verdite et la lépidolite semi-précieuses.
Jonathan Zilberg a souligné qu'il existe un marché parallèle au Zimbabwe pour ce qu'il appelle les sculptures de flux - dont le sujet est la famille (ukama en shona) - et qui sont produites dans tout le pays, de la banlieue de Harare à Guruve au nord-est et à Mutare à l'est. Ces formes de sculpture facilement disponibles et peu coûteuses sont, selon lui, plus intéressantes pour les Zimbabwéens noirs locaux que les
sculptures figuratives semi-abstraites du type de celles que l'on trouve principalement dans les musées et que l'on exporte vers des destinations étrangères. Les sculptures de flux sont toujours capables de faire preuve d'innovation dans l'art et la plupart sont sculptées individuellement, dans des styles qui sont caractéristiques de chaque artiste.
Un autre artiste, Bryn Taurai Mteki, a créé une grande sculpture intitulée "Chippi", qui a été dévoilée lors des sixièmes Jeux africains, organisés au Zimbabwe en septembre 1995. Cette sculpture a également servi de mascotte des jeux. Elle fait 2,5 mètres de haut et est maintenant exposée au Stade national des sports de Harare.


Expositions internationales

 

• 1982 Janet Fleischer Gallery, Philadelphia, USA
• 1984 Henry of Tengenenge, Commonwealth Institute, London
• 1985 Kunstschätze aus Afrika, Frankfurt, Germany
• 1985 Henry of Tengenenge, Feingarten Gallery, Los Angeles, USA
• 1989 Zimbabwe op de Berg, Foundation Beelden op de Berg, Wageningen, The Netherlands
• 1990 Contemporary Stone Carving from Zimbabwe, Yorkshire Sculpture Park, UK
• 1990 Zimbabwe Herin (National Gallery of Zimbabwe), Auckland, New Zealand
• 1994 The Magic of Henry, Contemporary Fine Art Gallery Eton, Berkshire, UK.
• 2000 Chapungu: Custom and Legend – A Culture in Stone, Kew Gardens, UK
• 2001 Tengenenge Art, Celia Winter-Irving, World Art Foundation, The Netherlands
• 2004-05 Treasures from Zimbabue: African Shona Stone Sculpture, David Barnett Gallery,
Milwaukee, USA.
• 2014 Abu Dhabi, [United Arab Emirates] Exhibitions & Commissioned Art work Perspectives


En 2017, la sculpture informatisée a été introduite par l'artiste visuel Boarding Dzinotizei. Ses sculptures numériques Shona commentent la société zimbabwéenne par le biais de l'impression 3D. Le message transmis représente une perte de la signification des totems dans la culture Shona. Celle-ci est représentée, dans ce cas, par des formes simplifiées et des parties de corps manquantes. Les mauvaises conditions économiques actuelles au Zimbabwe et la récente hyperinflation font qu'il est de plus en plus difficile pour ses artistes de prospérer et de vivre de la sculpture à plein temps.

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