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Jean-Claude Saudoyez
Les stèles de cornu
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«Les passe-murailles», se composent de petits personnages aux oreilles pointues, ni bons, ni mauvais lutins, ils semblent sorti de l'ombre pour taquiner notre quotidien. Des personnage étranges, sortent de petits génies sortis des panneaux de rouille et d'ocre, pour se propulser dans notre monde.

« La sensation guide la vie, la douleur avertit de la mort. Tout se joue donc à cette limite :
Jusqu’où ne pas aller trop loin ? », s’interroge Michel Serres. La question ne se pose pas
toutefois ici, car les œuvres, elles, ne connaissent pas de limites. Elles suggèrent sans imposer, stimulent sans contraindre, évoquent sans exiger. Irréductibles à un alignement limité de propositions lexiquales, elles génèrent en permanence de nouvelles émotions ; toujours elles imposent à l’esprit qui les ausculte de nouvelles émotions.

Les sculptures de Jean-Claude Saudoyez savent conserver une terra incognita, un noyau central inexpugnable qui assure la permanence de leur mystère, de leur capacité à émouvoir, à faire désirer. Epuiser l’étendue de leurs possibilités est probablement une tâche qui tient de Sisyphe. Le corps qui les évalue de la main et du regard, la raison qui les analyse, la sensibilité qui s’y éprouve, les mots qui s’alignent et s’égarent en détours et circonvolutions, certes agréables mais aussi inépuisables, sans jamais atteindre cette terre inconnue qui toujours leur échappe. Pierre-Olivier Rollin (extrait de « Quand l’absence exige l présence »)

En tandem avec :

"Moineau"

de Gilles Motte dit Falisse

Zoo fantastique dans le monde

 

Gilles Falisse (Gilles Motte dit Falisse), sculpteur contemporain, traite et transforme les anciens matériaux pour créer un monde animalier. Son zoo est en général de grande dimension. Vous y trouvez un gorille fait de fer à cheval, un cheval en morceaux de moto Yamaha, un yak grandeur nature réalisé avec des pelles à charbon. Des pots d'échappement, des clés, des douilles, des jerrycans, des pelles, des râteaux, des moteurs etc....Cette réserve permet à l'artiste de donner naissance à n'importe quel animal terrestre ou extraterrestre. Découvrez le zoo métallique et fantastique, comme des chevaux, des singes, des oiseaux, des créateurs d'eau etc.

Ses rêves lui dictent sa création

 

Gilles Motte, dit Falisse, se décrit comme un alchimiste. En jetant un oeil sur son jardin à Ougrée, beaucoup le considéreraient comme un magicien. En effet, des centaines d'animaux de pierres, d'inox ou de vieux fers semblent vivre paisiblement. Baigné depuis sa naissance dans une ambiance artistique – ses parents étaient peintres amateurs et son frère et sa soeur ont étudié à Saint-Luc -, il n'était pas destiné à une carrière de sculpteur. Il se décrit comme un alchimiste.

" Mes parents considéraient que la famille comptait déjà assez d'artistes. Ils me destinaient donc à reprendre l'entreprise familiale de matériel de cuisine." Ce qu'il fera comme prospecteur, en Flandre où il sera gagné par la solitude. L'année 1989 marque un tournant dans sa vie. Lors de vacances en Bretagne, il chute de sa moto: deux vertèbres brisées et six mois d'immobilisation. Il consacre cette période d'inactivité à la réflexion et le déclic se produit. Il sera sculpteur. Ses premières oeuvres sont des dinosaures faits de vieux bouts de ferraille. Il abandonnera ce thème avec la dinomania consécutive au film "Jurassic Park".

 

"Je ne retravaille jamais mes matières premières, je les assemble les unes aux autres et la métamorphose se produit. Tandis que certains payent pour se débarrasser de leur ferraille, moi je les récupère. Une pelle et quelques tubes de fer se transforment en un chien qui se gratte les puces". Depuis qu'il sculpte, Gilles Falisse se sent libre, il peut laisser courir son imagination. Mais, ce qui marque d'emblée chez ce sculpteur, c'est sa fascination pour la nature et plus particulièrement les animaux. "Une nuit, j'ai rêvé d'un immense hangar, dont les portes en s'ouvrant, libéraient des milliers d'animaux sculptés qui couraient vers moi". Et maintenant, il s'attelle à la réalisation de son rêve. Il expose ses sculptures un peu partout en Belgique, comme le coq sur le pont barrage d'Ivoz-Ramez ou encore l'avion sur le toit du bâtiment Durohome à Rocourt. En 2005, il épouse Huang, une Taïwanaise étudiant en Europe. Il sera repéré par le Musée d'histoire naturelle de Taïwan qui lui consacre une de ses salles. Mais sculpteur n'est pas son seul boulot, il est également inventeur. Deux brevets ont déjà été déposés à son nom. Le premier protège sa technique de sculpture, l'inox et la pierre. Le second est un moteur électrique pour vélo adaptable sur tous les modèles qui sera prochainement commercialisé par la firme Diamond. Grâce à ses brevets, Gilles Falisse espère gagner plus facilement sa vie, lui qui défend un véritable statut pour les artistes.

https://www.falisse.ch/zoologilles

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