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Paty Sonville
De la pierre au trait : Dialogue transculturel

Quand la pierre prend forme... Ce travail explore la géométrie et la sculpture en partant d'un simple dessin pour créer des œuvres en trois dimensions.
Ce voyage allie la rigueur du calcul et la passion de la création... où chaque ligne, chaque plan et chaque axe sont essentiels. C'est une véritable gymnastique de l'esprit, une excitation des neurones, qui consiste à visualiser l'objet dans l'espace avant de le faire naître de la matière. Vient ensuite le dialogue avec la matière.
2026 / Pierre bleue 23 x 18 x 25 cm
PATY SONVILLE - Bruxelles / Belgique
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Photographie Thierry Wielemans
Cette recherche sculpturale naît d’une confrontation entre deux langages plastiques : la force organique de la sculpture traditionnelle du Zimbabwe et une exploration personnelle de la géométrie spatiale.
La pièce zimbabwéenne impose sa présence par sa densité. Taillée dans une pierre sombre et polie, elle évoque une forme simple et paisible. Sa puissance réside dans sa masse : elle est une affirmation de la terre, un volume plein qui semble contenir une énergie sereine.
En réponse à cette compacité, mes sculptures cherchent à « dé-densifier » la matière. « Tandis que la pierre du Zimbabwe s’enracine dans le silence et la densité, mes architectures de métal s’élancent comme un souffle, offrant au regard la transparence du ciel plutôt que le poids de la matière».
En tandem avec
Lazarus Takawira

Lazarus Takawira
Homme à la carrure imposante, sa réputation égale aujourd'hui celle de ses frères aînés, Bernard et John, aujourd'hui disparus. Quant à ses sources d'inspiration, il déclare : « Je ne sculpte que des femmes. »
Elles sont le sexe le plus important car elles sont la source de toute vie, de toute beauté et de toute joie pour l'homme. Les femmes sont le moteur de nos vies et, en tant que sculpteur, chacune de mes œuvres est un hommage aux femmes qui m'ont accompagné et qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Les œuvres de Lazarus figurent dans les collections permanentes et internationales de la Galerie nationale du Zimbabwe, ainsi que dans diverses collections publiques à travers le monde, notamment au musée
Rodin à Paris, à la Banque mondiale à New York, au Musée de l'Afrique en Belgique et au Musée de Bombay en Inde. Lors de l'Exposition du patrimoine du Zimbabwe pendant les Jeux du Commonwealth de 1990, une de ses œuvres lui a été offerte en cadeau à la Reine, dont l'héritier, le prince Charles, a acquis une collection.
Celia Irving-Winter, historienne et critique d'art, dit de l'œuvre de Lazarus : À l'instar de ses maîtres, ses frères et Nicholas Mukomberwana, Lazarus Takawira a démontré que la sculpture sur pierre au Zimbabwe n'est pas qu'un simple chant destiné à nourrir l'artiste, mais une expression réelle et aboutie des cultures de la sous-région, cultures à la fois transformées et profondément enracinées. Takawira y évoque sa culture africaine, ce foisonnement mouvant qui englobe ses croyances, son vécu, sa conscience historique et son attachement à ses racines spirituelles et familiales.