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Guy Grosjean
Tabula rasa

Le travail relaie un tandem principal : le(s) rapport(s) entre nous, Européens, et les arts venus d’Afrique. Ce pas de deux est fait d’ambiguïtés à réfléchir. Réflexion extériorisée aussi, tel ce cadre où est noté ART PRIMITIF, entre miroir flou, que les lettres découpent, et verre fendillé, filigrané par le visage qui se penche. Cette écriture emprisonnée se pose sur un court mât qui reprend l’enchaînement de ses tandems sculpturaux proches, chaîne blanche cette fois. Son accroche évoque la tradition européenne de l’arbre à clous, réceptacle des souhaits, en l’occurrence celui de fendre l’armure de nos (derniers ?) préjugés
En tandem avec
Collins Mukomberanwa

Collins Mukomberanwa était un sculpteur zimbabwéen né en 1943 à Buhera, en Rhodésie du Sud (aujourd’hui Zimbabwe). Il est considéré comme l’un des pionniers du mouvement de sculpture sur pierre du Zimbabwe.
Issu d’une famille modeste, il a commencé sa carrière comme tailleur de pierre avant de se consacrer pleinement à l’art. Son travail s’inscrit dans la tradition du Shona stone sculpture, mêlant spiritualité et formes abstraites.
Mukomberanwa utilisait principalement la serpentine et d’autres pierres locales pour ses œuvres. Ses sculptures représentent souvent des figures humaines stylisées et des thèmes liés à la famille et aux ancêtres. Il a acquis une reconnaissance internationale dès les années 1960 grâce à des expositions en Europe et aux États-Unis. Son style se distingue par des lignes épurées et une forte expressivité symbolique. Il a influencé de nombreux artistes zimbabwéens, dont certains membres de sa propre famille. Collins Mukomberanwa est décédé en 1993, laissant un héritage majeur dans l’art africain contemporain.